4 Tips For Talking To Your Doctor About Medical Cannabis  J’ai passé une IRM en étant bien accompagnée par ma sœur infirmière. Elle m’a soutenu et expliqué comment ça allait se passer.

   Et puis le rendez-vous avec le neurochirurgien a eu lieu. Mon père et ma mère nous ont accompagnés. Ils sont séparés depuis que je suis petite. J’ai peu de souvenirs d’eux ensemble mais de les voir là c’était comment si le moment était solennel, ça me rassurait énormément et en même temps ça rajoutait de la gravité dans ce rendez-vous. S’ils étaient là ensemble c’était que l’heure était grave. Le fait d’être tous assis en ligne en silence et d’attendre ce rendez-vous ensemble était plus qu’étouffant. Je n’ai jamais autant stressé qu’à ce moment-là.

  Le neurochirurgien a dû sentir les tensions qui nous envahissaient. Il nous a expliqué les résultats de manière claire, précise, directe. C’est ce que j’attendais. Je ne voulais pas que l’on tourne autour de ce problème. Je voulais être confrontée directement à ce qui allait m’attendre. Je ne voulais pas me faire de faux espoirs mais j’espérais quand même être rassurée. C’est ce qui est arrivé. Je sentais que ma vie avait basculé depuis cette fameuse nuit mais je ne savais toujours pas si justement cette vie était presque finie ou si on pouvait faire quelque chose pour moi.

  Le neurochirurgien a préconisé une biopsie dans un mois en disant que nous n’étions pas dans l’urgence et que cette tumeur étant de bas grade, elle était d’évolution lente. Il fallait faire cette biopsie pour confirmer ce diagnostic et prévoir quel type de traitement pouvait être mis en place.

  Il a parlé de la radiothérapie, de la chirurgie et de la chimiothérapie.

Nous sommes sortis rassurés !! Bizarre de dire ça alors qu’on m’annonçait un prélèvement dans le crâne, une intervention invasive. Je me suis dit : «  Chapeau Doc, tu sais y faire !! »