Tutu meurs-tu?

28 septembre 2018

Novembre 2017 : Le premier rendez-vous avec le neurochirurgien

4 Tips For Talking To Your Doctor About Medical Cannabis  J’ai passé une IRM en étant bien accompagnée par ma sœur infirmière. Elle m’a soutenu et expliqué comment ça allait se passer.

   Et puis le rendez-vous avec le neurochirurgien a eu lieu. Mon père et ma mère nous ont accompagnés. Ils sont séparés depuis que je suis petite. J’ai peu de souvenirs d’eux ensemble mais de les voir là c’était comment si le moment était solennel, ça me rassurait énormément et en même temps ça rajoutait de la gravité dans ce rendez-vous. S’ils étaient là ensemble c’était que l’heure était grave. Le fait d’être tous assis en ligne en silence et d’attendre ce rendez-vous ensemble était plus qu’étouffant. Je n’ai jamais autant stressé qu’à ce moment-là.

  Le neurochirurgien a dû sentir les tensions qui nous envahissaient. Il nous a expliqué les résultats de manière claire, précise, directe. C’est ce que j’attendais. Je ne voulais pas que l’on tourne autour de ce problème. Je voulais être confrontée directement à ce qui allait m’attendre. Je ne voulais pas me faire de faux espoirs mais j’espérais quand même être rassurée. C’est ce qui est arrivé. Je sentais que ma vie avait basculé depuis cette fameuse nuit mais je ne savais toujours pas si justement cette vie était presque finie ou si on pouvait faire quelque chose pour moi.

  Le neurochirurgien a préconisé une biopsie dans un mois en disant que nous n’étions pas dans l’urgence et que cette tumeur étant de bas grade, elle était d’évolution lente. Il fallait faire cette biopsie pour confirmer ce diagnostic et prévoir quel type de traitement pouvait être mis en place.

  Il a parlé de la radiothérapie, de la chirurgie et de la chimiothérapie.

Nous sommes sortis rassurés !! Bizarre de dire ça alors qu’on m’annonçait un prélèvement dans le crâne, une intervention invasive. Je me suis dit : «  Chapeau Doc, tu sais y faire !! »

 

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24 septembre 2018

La crise (2)

 

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Dans la nuit du 30 octobre 2017, j’ai commencé à avoir des problèmes pour déglutir, je mâchouillais et je n’arrivais pas à m’arrêter. Ça ressemblait à de l’allergie et mon copain s’est réveillé en me demandant ce que j’avais, ce qui se passait, est ce que c’était de l’allergie. Je ne crois pas avoir pu lui répondre et je ne me souviens de rien. Le trou noir.

Je me suis réveillée entourée de pompiers. Je n’étais même pas surprise de les voir, j’avais mal partout aux niveaux des muscles, des articulations, dans le cou surtout. J’étais écrasée par la fatigue et j’avais juste envie d’aller aux toilettes. Les pompiers m’ont ensuite emmené à l’hôpital. Je ne crois pas avoir poser beaucoup de questions, je voulais juste dormir, j’étais sonnée... Ils m’ont juste dit que je venais certainement de faire une crise d’épilepsie.

C’est simplement en voyant mon copain, son visage crispé, que j’ai compris qu’il s’était passé quelque chose de grave.

Je suis arrivée à l’hôpital et j’ai dormi c’est tout. Mon copain ne m’a rejoint que plus tard le temps de gérer les petits. Je n’avais pas de notion de temps, je ne l’ai pas attendu et je n’ai pas eu l’impression qu’il avait mis du temps à arriver. La matinée a été longue, j’ai dû passer un scanner et attendre dans mon lit dans le couloir. L’hôpital était débordé, il n’y avait de la place nulle part. Je voulais juste rentrer, je me suis dit que c’était une crise d’épilepsie et c’était tout. J’étais certainement trop fatiguée pour penser à autre chose mais en même temps l’histoire de mon père trottait dans ma tête sournoisement. Il avait fait des crises d’épilepsie avant que l’on comprenne qu’il avait une tumeur au cerveau.

J’y ai pensé sans y penser. Je voulais juste me coucher chez moi, dormir, dormir...

Le moment de l’entretien avec le doc est arrivé. Il m’a donc expliqué que j’avais bien fait une crise d’épilepsie, que j’allais avoir un traitement pour cela. Puis, il en est venu aux résultats du scanner et là, douche froide, très froide.

                                                          «Vous avez une tumeur cérébrale »

Non c’est pas possible ! C’est une blague, une erreur. Ce n’est pas pour moi, il se trompe de documents ou de nom.

« Je vous ai pris un rdv pour une IRM et pour rencontrer un neurochirurgien à l’hôpital entouré de montagnes . »

Je ne sais plus exactement les mots employés par ce médecin.

Je me revois après cet entretien dans le couloir assise sur le lit d’hôpital en blouse à pleurer dans les bras de mon copain et à voir les têtes de tout le personnel des urgences avec qui nous avions discuté qui voyait notre mal être et qui ne savait pas comment réagir. Ils voyaient mon malheur, notre malheur et semblait dire avec seulement leurs regards, les pauvres.

Il fallait ensuite rentrer et annoncer cela à la famille. Je suis descendue de la voiture en pleurs. Ma maman Mum, mes soeurs et les petits étaient dehors entrain de revenir du Mc do. Les petits sont rentrés dans la maison et j’ai pris mes femmes dans les bras en leur annonçant cette horreur. Quelle horreur de dire ça !

J’étais très fatiguée, je ne pouvais rien gérer, je voulais juste dormir. Mon copain était bouleversé et angoissé à l’idée d’être seul avec moi ce soir-là et qu’une crise réapparaisse. Les femmes ont fait les sacs et direction la maison de Mum, lieu de calme et de fête pour les petits. Elles ont pris le relais, m’ont permis de me reposer, de soutenir mon copain et de s’occuper des petits sans les alarmer.

 

 

 

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La crise (1)

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Vacances de la Toussaint 2017 

Etant professeur des écoles, je suis en vacances houpi  !!! Avec mes deux zouzous !!!

Ces vacances tombent à pique, je suis fatiguée. Les trajets pour le boulot, le fait de se lever très tôt et de devoir s’adapter à une nouvelle équipe, tout ceci m’a bien usé. Ma belle-mère et ma belle-sœur me proposent de partir une petite semaine en vacances près du Mont Ventoux.

Banco, il annonce beau temps, je connais peu cette région et je me dis que partir me fera du bien, il faut en profiter. Les enfants seront avec leurs cousins, on sera entre femmes, bonne idée.

Pendant ces quelques jours, je me recentre sur moi. J’ai déjà fait un exploit. J’ai réussi à prendre ma voiture, à descendre dans le sud par l’autoroute avec mes enfants, ce qui pour moi est une grande première. J’ai aussi laissé mes enfants à ma belle-mère pour visiter le village où nous logeons. J’ai bougé, je me suis retrouvée seule ce qui ne m’arrive quasiment jamais. Et le mieux, c’est d’être monté en voiture au haut du Mont Ventoux. Quand j’y pense, j’en ai encore des frissons. J’ai eu peur en montant, peur en descendant c’est vraiment impressionnant. Je ne voulais pas rester trop longtemps tout en haut tellement j’en avais le souffle coupé et les jambes en guimauve. Mais quelle belle expérience, j’ai eu l’impression encore de m’être dépassée.

Le dernier jour des vacances, mon Ingalls d'homme, m’appelle pour me dire qu’en rentrant nous allons devoir déménager en un week-end. Nous attendions cette annonce depuis longtemps, presque 3 ans. Enfin, le dégât des eaux qui nous avions subi dans notre maison était pris en compte et des travaux allaient commencés. Dans l’urgence mais commencer quand même.

J’étais heureuse de ce mouvement mais aussi stressée car nous n’avions pas encore l’accord total pour emménager dans une petite maison de ma belle-mère, nous allions devoir trouver du monde, nous organiser et faire les choses vite mais bien.

 

J’étais à peine rentrée le vendredi que nous avons commencé les cartons et les déplacements de meubles.

Le déménagement s’est fait non sans complications. Nous n’avions que deux jours pour le faire et ma belle-mère ne semblait pas très heureuse de nous laisser s’installer dans sa petite maison qui ne lui servait que l’été. Elle nous avait donné sons accord puis été revenu dessus puis après discussion avait de nouveau accepté. Je pense après réflexion que nous n’aurions pas dû nous installer dans cette maison. Mon Ingalls voulait absolument cela et je ne comprenais pas pourquoi sa maman n’allait pas dans son sens et ne le soutenait pas. Je n’ai toujours pas compris les raisons de ce comportement.

Bref, nous avons quand même réussi à nous installer et nous avons dormi dans notre nouveau "chez nous" le dimanche soir.

Mon copain reprenait le travail le lundi et j’avais encore une semaine pour être sûre de repartir du bon pied pour la période suivante.

Le lundi, j’ai fait du ménage, du rangement, des courses. Tout ce que tout le monde fait après un déménagement. Ma sœur et son copain sont passés le soir pour nous voir et nous aider à déplacer les quelques meubles qui restaient. Nous avons passé la soirée ensemble, nous avons commandé des pizzas et nous avons essayé de nous détendre.

Mais j’étais fatiguée physiquement, moralement et j’étais très énervée. Je bouillonnais intérieurement.

Je me suis dit qu’une bonne nuit de repos allait tout arranger et que j’avais encore du temps pour aider mes enfants à accepter ce déménagement, pour préparer mes progressions pour mon travail et pour profiter encore de mes vacances et notamment d’une journée en montagne avec les femmes pour fêter les 30 ans de ma sœur.

 

Posté par Charlotte tutu à 14:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Pourquoi ce blog ?

  http_%2F%2FbernartzeJe me lance dans la création de ce blog avec l'idée que cela va me permettre de m’occuper, d’avoir l’impression de travailler, de poser les choses et d’essayer de les assimiler.

  Chaque jour, je me dis il faut que j'écrive et puis la journée passe et rien.

Je procrastine.

Je sais que ça me fera du bien mais je n'arrive pas à passer le cap.

Comme si l'écrit me faisait rentrer pleinement dans le vif du sujet.

Quand on reste en pensée, en réflexion, on sent que les idées s'égarent, vont un peu dans tous les sens, on perd le fil, on se laisse porter puis distraire par l'environnement extérieur. 

Mais là à l'écrit, pas le choix, on est devant le fait pas encore accompli mais sur cette voie-là en tout cas.

 

     Je m’ennuie mais en même temps je n’ai pas envie de grand-chose.

     Je suis malade et en même temps je n’ai rien, rien ne se voit.

     J’ai envie de dire les choses et en même temps je ne sais pas par quoi commencer.

     Je dois penser à moi et faire ce que j’ai envie mais je ne sais même pas quelles sont mes envies.

Bon, on se motive. Allez !! On y va. Retour en arrière. Commençons par les faits.

 

Posté par Charlotte tutu à 13:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Je me présente

 abeilles  Je me présente, je m'appelle Henry non pardon, je m'appelle Charlotte, jeune femme de 33 ans, en couple avec un homme de type Charles Ingalls (pas pour le physique attention mais pour son approche du monde et de la vie remplie de passions, de nature et de grand air) maman de deux enfants une zouzou de 7 ans et un zouzou de 3 ans, des amours bien-sûr mais avec leurs caractères, il faut bien.

  Je suis enseignante, professeur des écoles, instit', maîtresse enfin vous voyez ce que je veux dire mais à vous de choisir le terme adéquat suivant votre génération, votre façon de voir ce métier et votre envie aussi. Ceux qui ont de bons souvenirs de l'époque de l'école choisiront certainement maîtresse.

  J'habite une maison en ossature bois à la campagne. Cette maison était et est toujours notre projet de couple car ce n'est jamais fini. Nous en sommes très fière même s'il y aurait beaucoup de choses à changer. On dit bien qu'il faut réaliser 3 maisons avant de trouver le plan idéal. Nous, nous allons nous arrêter là et faire avec les plafonds peut être un peu trop bas et le garage peut être pas assez grand. Nous avons un grand jardin où nous y passons beaucoup de temps et nos seuls animaux de compagnie sont les abeilles. Ces insectes si organisés qui font passer le collectif avant l'individuel et qui affrontent les difficultés resserrées en boule autour de leur bien le plus précieux la reine. Celle qui va donner la suite, qui va permettre de perpétuer les règles établies et la continuité de la colonie.

 

Posté par Charlotte tutu à 10:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]